De la Sabena à la Banque Alimentaire : L’histoire d’Anna
Anna Carefalaki (74 ans) est née en Grèce et vit à Bruxelles depuis son plus jeune âge. Son père travaillait dans les mines de charbon de Zwartberg, mais les poussières fines dans ses poumons lui ont été fatales. Anna a grandi dans des conditions difficiles et a mené une vie de travail acharné. Malgré une carrière à la Sabena, elle a été contrainte de faire appel aux Banques Alimentaires.
Pendant 35 ans, Anna a été nettoyeuse d’avions, mais en raison de la faillite de la compagnie aérienne, elle n’a pas pu bénéficier d’une pension complète. Ces dernières années, ses revenus ne suffisaient plus ces dernières années pour vivre dignement.
« Avec ce que je recevais, je n’arrivais pas à joindre les deux bouts. Surtout quand les prix de l’énergie ont augmenté en raison de la crise, il ne me restait souvent plus que 50 euros par mois. C’était un défi constant de garder assez d’argent pour la nourriture. »
Anna n’est pas seule dans sa situation. Elle partage son expérience avec beaucoup d’autres personnes qui, malgré leur travail acharné, peinent à joindre les deux bouts. Pourtant, elle parvient à survivre aux périodes difficiles grâce au soutien des Banques Alimentaires.
Une vie de travail acharné
L’enfance d’Anna a été loin d’être facile. Son père est venu en Belgique pour travailler dans les mines de Zwartberg. C’est là qu'il est tombé gravement malade à cause de l’inhalation de poussières fines. Anna et sa famille vivaient dans des baraquements, où ils ont subi une perte tragique : sa petite sœur est décédée en bas âge.
Après cette tragédie, la famille a déménagé à Charleroi, puis à Bruxelles, où Anna a recommencé une nouvelle vie. Elle a commencé à la Sabena comme remplaçante, mais elle a été appréciée pour son engagement et elle a fini par être embauchée. Elle a travaillé dur, chaque matin à 6 heures, elle prenait le train pour Zaventem, déterminée à bien faire son travail.
Plus forte grâce à l’aide
Depuis la faillite de la Sabena, Anna est contrainte de compter sur l’aide alimentaire. C’est surtout la gentillesse des bénévoles qui lui donne du courage. « Ici, il n’y a pas de discrimination et tout le monde est traité sur un pied d’égalité, quelle que soit son origine ou son milieu. Ce que j’apprécie vraiment, c’est qu’ils demandent si vous mangez certains aliments ou non. Par exemple, si vous êtes végétarien ou si vous ne mangez pas de porc. Ils veillent vraiment à ce que les colis soient adaptés à vos besoins et que vous soyez traité avec dignité. »
En plus des colis alimentaires, Anna aime aussi la possibilité de pouvoir prendre un café et de discuter de temps en temps. Elle souligne l’importance de franchir le pas et d’accepter de l’aide lorsque l’on est en difficulté financière.
« L’aide que je reçois ici rend mes journées bien meilleures. Pour seulement 1 euro par colis, je reçois des légumes, des fruits, de la viande, de la charcuterie et parfois des produits d’hygiène. Que demander de plus ? »
Son message aux autres ? Ne pas hésiter si vous êtes dans le besoin, car les bénévoles sont vraiment là pour vous. « Certains sont trop fiers pour demander de l’aide, mais à quoi sert la fierté si cela vous mène à encore plus de problèmes ? Les Banques Alimentaires rendent la vie beaucoup plus supportable. »
Voulez-vous aider des personnes comme Anna ? Faites un don financier ou devenez bénévole près de chez vous !
retour au blog

Vous aimez aider les autres ? Vous êtes sociable et compréhensif(-ve) ? Vous avez envie de vous retrousser les manches et, comme nous, de lutter contre la faim et le gaspillage alimentaire ? Contactez-nous !
Découvrez les postes vacants des Banques Alimentaires Régionales
De la logistique et l’approvisionnement à l’administration et la communication : les Banques Alimentaires régionales sont toujours à la recherche de bénévoles motivés. Vous pouvez vous libérer au moins un jour par semaine ? Alors bienvenue parmi nous !
Devenez bénévole pour une association affiliée dans votre quartier
Les Banques Alimentaires comptent plus de 600 associations partenaires locales qui assurent la distribution gratuite de la nourriture fournie aux personnes dans le besoin et prêtent à ces dernières une oreille attentive. Envie de nous aider ?

Toute contribution, si modeste soit-elle, fait une réelle différence.
Vous bénéficierez d’un avantage fiscal de 45 % pour tout don de 40 € ou plus. Un don de 40 € ne vous coûtera donc que 22 €.
Un soutien récurrent nous permettra d’atteindre ensemble un plus grand objectif.
Avec un legs, vous aiderez aussi les personnes dans le besoin après votre disparition.
Votre action de levée de fonds donnera un coup de pouce aux personnes vulnérables.